Lapataia 

10/01 48km 3h de vélo. 

La route 3 que nous avions suivie pour arriver à Ushuaïa se termine à LAPATAIA, une baie magnifique au fin fond du parc national de la Terre de feu. Ce matin nous avons donc repris nos vélos pour aller voir le parc national et aller au bout du bout.
Si la baie est magnifique et que l’on comprends aisément que les Yamanas y aient longtemps résidé, la piste d’accès est très poussiéreuse et le trafic des mini bus qui amènent les touristes rend la balade en vélo sur cette piste peu agréable: nous étions couverts de poussière, heureusement que nous n’avions pas fait la lessive. … 

Les yamanas qui vivaient à moitié nu avec une protection de cuir avaient  du feu en permanence avec eux, sur leurs pirogues, devant leurs huttes, pour se réchauffer et sécher plus vite. C’est la vision de ces feux par les premiers colonisateurs qui  a donné le non de terre de feu.

Malheureusement, le guerre avec les colons qui voulaient s’approprier des terres alors que les Yamanas étaient des nomades, et les maladies dues à la contrainte imposée par les missionnaires de porter des vêtements (suite sèchent pas facilement) ont eu raison de ce peuple, qui vivait dans et de la nature. Les derniers représentants ont maintenant disparu. 

Si vous venez à Ushuaïa, je vous conseille d’aller bivouquer sur les bords de cette baie de LAPATAIA, il y a en bordure de la baie une zone de bivouac libre avec un petit cours d’eau, loin de la ville! vous pourrez, l’instant d’un bivouac, perpétrer la mémoire des yamanas!

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Ushuaïa…. 

 Un millier de kilomètres parcourus, et nous voilà  à Ushuaia… 
Les dernières étapes on été un peu éprouvantes. 

Le 5/01 en voulant suivre les indications de notre GPS pour partir de Rio Grande, nous nous sommes retrouvés sur une piste qui en fait menait à une Estancia… Fort heureusement, nous avons pu retrouver la route pour Ushuaia en passant au dessus d’une barrière avec nos vélos plein de boue sous le regard fort surpris de la gendarmerie locale qui faisait un contrôle. 

La première partie de la route sur les bords de l’atlantique était bien sympathique, nous avons même fait une pause en bord de mer à Punta Maria, mais en Terre de Feu, le temps change vite: au 40 ème Km nous prenons une grosse averse, 1h30 plus tard et quelques 20 km, re- changement de temps et retour du soleil et du vent. une pause déjeuner rapide et nous reprenons la route avec maintenant un vent de face qui rend notre progression de plus en plus difficile…  malgré la compagnie des guanacos toujours curieux et nous observant, nous jetons l’éponge au km 90 après plus de 6h de vélo, et trouvons un coin de nature sympa et abrité de vent pour notre bivouac, à l’écart de la route principale.
6/01 5h30  debout et reprise de la route dés 7h après avoir démonté notre bivouac. notre expérience nous a appris que le vent est souvent plus calme le matin, cela ce verifie et nous arrivons rapidement à Tolhuin distant de 20 km. nous en profitons pour faire une longue pause à la panaderia de l’Union, 

le bar du commerce local où tout monde se retrouve pour acheter son pain ou prendre son petit déjeuner. Bien repus, et après avoir fait quelques provisions, nous reprenons la route.

Au km 50, alors que nous cherchions où faire notre pause déjeuner, premier problème technique sur un vélo, il nous faut ouvrir la chaîne pour remettre en état la transmission. 

Les premières forêts apparaissent. Mais de nombreux arbres sont morts aussi: maladie?

Vers 15h nous arrivons sur les bords du lago escondido.  nous faisons une pause coca (eh oui, le sucre est notre carburant) dans un kiosque en bord de route, le patron nous indique un coin 2 km plus loin où nous allons pouvoir bivouaquer. Après 75 km parcouru en 4h26 nous plantons nos tentes au bord du lago escondido. 

7/01 Départ du bivouac à 7h30 aujourd’hui.  dès le départ la route monte,  il fait beau, les paysages sont magnifiques avec des forêts et des sommets enneigés, mais c’est dur… après 10km de côte, nous arrivons au col Garibaldi,  la vue sur la vallée des lacs Fagnano et escondido est magnifique. nous faisons une pause photo avant de basculer côté canal de Beagle. nous attaquons par 8km de descente ou nous faisons des pointes à plus de 40km/h. Sur ce versant les paysages sont grandioses avec des sommets enneigées de toutes beauté. 

Petite pause juste après la station de ski d’Ushuaia où nous prenons un café à Las Cotorras,  l’endroit est sympa et les gens qui le tienne adorables,  des sportifs qui sont venus participer à des compétitions biathlon en Haute Savoie!
Dernière petite pause sur les bords d’un rio pour déjeuner.

Nous arrivons à Ushuaïa vers 15h et allons directement sur le bord du canal de Beagle où nous faisons la Photo devant la pancarte du bout du monde et allons faire tamponer nos passeports validant notre arrivée au bout du monde. 16h on pose nos sacoches et nos vélos au cabanes Aldea nevada sur les hauteurs d’Ushuaia avec une vue sur le canal de Beagle et sous le glacier Martial…..Nous allons mettre à profit les prochains jours pour nous reposer, faire un tour en bateau sur le canal de Beagle pour aller voir les lions de mer et les manchots et sûrement aller se balader dans le parc national de la Terre de Feu….

premières pensées conclusives: 

en Patagonie, que le vent soit avec toi!

C’est en cherchant ses limites que l’on se dépasse….

Et si tu le rêves, fais le…

On se prépare pour les dernières étapes 

04/01 Nous faisons une pause à Rio Grande avant de nous lancer dans les dernières étapes pour Ushuaia qui n’est plus qu’à 213km.

Les conditions météo pour les prochains jours ne semblent pas trop dures, avec au programme  un peu de soleil,de la pluie et un vent modéré. Nous profitons de ce stop pour visiter cette ville porte d’entrée Atlantique de la Terre de feu pour refaire le plein de nos sacoches en nourriture et nous organiser pour faire deux nuits en bivouac avant Ushuaïa que nous comptons atteindre dimanche soir.

Rio Grande

03/01 Le réveil sur la côte Atlantique est maussade,  le ciel est bien gris, nous demontons rapidement nos tentes et nous mettons nos tenues de pluie.Au départ de San Sebastian, la route s’élève vite sur 10 km, pour l’instant le vent est modéré et il commence à bruiner. Mais rapidement la pluie devient plus forte et nous avons même droit à une averse de grêle.  le paysage entre la mer avec ses vagues déferlantes et la lande, est désertique. aucun abri à l’horizon… Nous n’apercevonsque deux renards  et quelques moutons en petit nombre. Nous n’avons d’autre option que d’avancer dans le froid, battus par la pluie qui commence à s’infiltrer dans nos habits. Nous apercevons quelques puits de pétrole mais nous sommes transis de froid et n’avons pas le courage de prendre nos appareils photo. 

Vers midi nous approchons d’un poste de police de la route et trouvons refuge l’instant d’une pause déjeuner dans le local groupe électrogène, car effectivement ici il n’y a pas de réseau électrique.

15h enfin Rio Grande, objectif: trouver un hôtel, se mettre au chaud et poser nos vêtements détrempés. Mission accomplie: nous nous installons à l’hôtel ATLANTIDA. 81km en 4h43 de vélo: hou là quand il pleut nous faisons des super moyennes (surtout là la route était assez plate quand même) , mais on ne voit pas de guanacos,.. 

En route pour l’atlantique 

01/01 On commence l’année par la traversée de la Terre de feu en direction de l’atlantique, nous empruntons la piste qui longe la Bahia inutil,  anse de mer du détroit de Magellan que nous allons suivre de plus ou moins près.

La piste est sympa, c’est du ripio. et nous avons vraiment l’impression d’être seul au monde en ce premier jour de l’année les péons sont restés dans leurs estancias. Le premiers 50 km sont un peu dur avec beaucoup de montées et bien sûr des descentes délicates à cause du ripio  qui n’est pas toujours bien tassé. 

Pause au km 50. il y a toujours des guanacos pour nous tenir compagnie, et bien sûr des moutons par milliers, ainsi que quelques vaches qui ont profité de l’absence des péons pour aller se promener sur le ripio.

Le vent devient plus fort et la fatigue commence à gagner.  nous ne trouvons pas d’endroit où bivouaquer… Rien à l’horizon pour s’abriter. au carrefour d’onaisin, nous apercevons une cabane qui a été transformée en refuge pour cyclistes!!! la lecture des messages inscrits partout dur les murs à l’intérieur nous fait comprendre que pour aujourd’hui le vent à été avec nous. 97,8KM de ripio en 5h55 de selle il est temps de se poser. 

PASSAGE DE FRONTIÈRES 

02/02 55km 3h06 de vélo. 

Ce matin, le soleil brille et nous avons une légère brise qui souffle dans notre dos. Le ripio en mauvais état est en forme de tôle ondulé, il y a en chantier la construction d’une route en ciment destinée à le remplacer. le chantier ne semblant pas actif et les  bornes servant à fermer cette nouvelle voie nous laissent assez d’espace pour que nous nous engagions. du coup, nous  inaugurons près de 20 km de nouvelle route, toujours en compagnie de nos amis guanacos,  moutons, renards, canards et vaches.

Nous arrivons rapidement à la frontière chilienne. surprise lors de notre entrée au Chili: les douanes nous ont fait des papiers pour nos 4 vélos lors de l’entrée dans le pays ,  et nous avaient même interdit l’entrée de nos oranges que nous avions mangées avant de rentrer au Chili. mais sur ces entrefaits, personne n’avait tamponné nos passeports à ce moment là. .. Après quelques discussion avec le douanier, qui convient de notre bonne foi, il tampone notre passeport pour la sortie du Chili. Selon  nos passeports  nous sommes sortis du Chili sans jamais y être rentrés… 

Ce laps de temps dans le poste de douane nous aura permis de passer à côté d’une averse de grêle. 

Nous voilà repartis vers la frontière Argentine à quelques 10 km, le temps est de plus en plus menaçant. arrivés au poste frontière,  il se met à pleuvoir des cordes et nous décidons de rester à San Sebastian.  mais en fait dans ce hameau il n’y a que le poste frontière et un hôtel restaurant qui affiche complet. Le patron de l’hôtel nous indique que nous pouvons aller camper dans les environs mais pas trop près de son hôtel. Nous décidons donc d’aller nous installer derrière les bâtiments du poste de douane.  les douaniers nous indiquent la présence d’une salle chauffée (surchauffée même), où nous pourrons nous mettre à l’abri pour prendre nos repas. Il y a même de l »eau, il était temps pouvoir se réapprovisionner.  C’est une pièce qui sert aux camionneurs de passage pour un peu de repos ou préparer du maté, c’est un vrai refuge et bien agreable avant d’aller dormir sous la tente.

En route pour la terre de feu

31/12 Départ matinal de l’hôtel Ayalen après avoir pris un petit déjeuner rapide. Nous traversons la ville encore déserte en direction de l’embarcadère. 

8h nous embarquons sue le Ferry Pataghon, arrimons nos vélos sur le pont inférieur et nous voilà parti pour une traversée du détroit de Magellan qui durera 2h30 avant de mettre les pieds en Terre de Feu. 

Sur les conseils de notre hôte d’aujourd’hui à l’hôtel GENESIS nous profitons de notre après-midi pour aller voir une colonie de manchots empereur tout proche.

Demain matin départ pour la côte Atlantique de la Terre de feu mais avant:

Préparatifs pour la traversée 

30/12 0km en vélo. 

Punta arena sur le bord du détroit de Magellan est le point d’embarquement pour Porvenir, ville Chilienne de la Terre de feu. Nous avons acheté ce matin nos billets pour embarquer sur le Ferry Patagonie le 31/12 à 9h.

 Nous aurions bien aimé mettre à profit notre passage ici pour trouver une embarcation pour l’île Magdalena pour aller observer une colonie de manchots, mais impossible de trouver une place, les conditions météo ayant fait annuler la majorité des voyages de la semaine qui ont tous été repositionnés en fin de semaine.  Pas question pour nous d’attendre lundi pour envisager d’avoir un billet, ce n’est pas grave, nous irons voir la colonie de manchots à Onaisin en vélo. 
Nous profitons de notre escale pour visiter la ville et refaire un retour sur notre traversée de la Patagonie, de ses pistes et de nos rencontres. 

Avant de retourner sur la ripio mais cette fois sur la terre de feu 

Le détroit de Magellan 

Le 29/12 Après un dernier café avec nos amis Nelson et Juan,  nous prenons la route pour Punta arena. 

La route est en pente douce vers le détroit nous avons le vent dans le dos, tout va bien. 25 km en une heure, nous arrivons sur les bords du détroit et faisons une pause face au détroit de magellan dans le parc Chabuco, c’est là que nous avions prévu de dormir lorsque nous avons réalisé qu’il n’était pas possible de rester à Governador Philippi. La vue sur le détroit est magnifique.

Les 20 derniers km sont plus délicats, car nous avons le vent de côté et la circulation s’intensifie au niveau de l’aéroport en s’approchant de Punta arena, qui est une grande ville. nous roulons maintenant sur une autoroute à priori autorisée au vélos mais nous ne nous y sentons pas à l’aise.

Juste le temps de se mettre à l’abri d’un mur et d’un arbre, nous essuyons une averse de grêle puis de pluie froide. Oui, ici un mur protège de la pluie qui ne tombe pas du ciel mais arrive quasiment à l’horizontale. Ici quand il pleut, la température baisse vite et nous avons vite froid. 30 min plus tard, le soleil brille à niveau. quelques coups de pédales plus loin, nous nous réchauffons.

48KM, 2h24 de vélo nous voilà installés à l’hôtel Ayalen. Pas loin du centre ville et de la statue de Magellan. Nous avons de la chance car les 5 hôtels auxquels nous avons demandé de la place avant étaient complets!